Nutrition des personnes à mobilité réduite.Surcharge pondérale et obésité.Dr Denis PICOT Clinique ST Yves 35000 RENNES La fréquence de la surcharge pondérale et de l’obésité, dans les pays industrialisés et en voie de développement, est un problème majeur qui en fait la première maladie nutritionnelle. La masse grasse représente normalement 15% du poids corporel chez l’homme et 20 à 25 % chez la femme. L’Homme est par nature plus maigre que gros, or on a aujourd’hui de plus en plus de personnes obèses à poids normal. L’indice de masse corporel (IMC) permet une évaluation plus satisfaisante que le poids seul. Cet indice est égal au rapport du poids (en kg) sur le carré de la taille (en mètres): poids/taille² On parle de surpoids au dessus de 25 kg/m². Cependant, il faut savoir que l’IMC sous estime l’adiposité des personnes atteintes d’amyotrophie ou d’affections paralysantes : certains proposent les valeurs plus basses de l’IMC pour définir le surpoids (entre 23 et 27,9) et l’obésité (>28) Les déterminants de l’obésité sont multiples et variés (ex : on mange aussi selon notre psychologie). Si chroniquement, on absorbe plus d’énergie, on est en devenir d’obésité. Le traitement, la prévention, s’attachera à modifier : L’alimentation qui est en abondance, la sensation de faim qui est différente de l’appétit (l’appétit, c’est l’envie ; la faim, c’est un besoin par manque) L’activité physique qui peut simplement correspondre aux activités professionnelles, domestiques, et de loisirs. Augmenter son activité physique ne veut donc pas dire faire obligatoirement du sport. Tout est question de quantité et de régularité. Exemple de bonnes résolutions à prendre: Baisser son chauffage, 19 à 20 ° suffisent et nous augmentons nos dépenses pour garder notre corps à bonne température. Oublier les télécommandes, vous perdez encore l’occasion de vous dépenser et c’est égal à une prise de 250 gr de graisse. En conclusion : Tout est question de quantité.
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